Rassemblement pour défendre nos institutions, dire stop aux violences et au vandalisme

Intégralité du discours de Monsieur le Maire,


"Mesdames, Messieurs,

Nous sommes réunis à l’appel de l’Association des maires de France. Partout dans le pays, des élus et des habitants se rassemblent devant leur mairie. Merci d’être présents aujourd’hui.

Notre pays a vécu un week-end dramatique. À Limoges, la mairie a brûlé. À Marseille, elle a été envahie. À Bordeaux, la résidence du préfet a été attaquée. Partout, des commerces ont été pillés, des bâtiments publics détruits, des symboles de la République bafoués, des agents municipaux, des professeurs, des proviseurs et plusieurs centaines de pompiers, de policiers et de gendarmes blessés.

Le chaos !

Aux maires concernés, à leurs équipes et à leurs habitants, nous, membres du Conseil municipal et élus, adressons toute notre solidarité.

Rien ne justifie ces violences. Ceux qui détruisent doivent répondre de leurs actes. Ceux qui pillent doivent réparer. La justice doit être à la hauteur. Les Français attendent des sanctions, pas l’impunité.

La question que nous nous sommes tous posée devant nos écrans ce week-end : pourquoi saccager, molester et piller ? Pourquoi ?! Qu’ont-ils dans la tête ?!

Nous voulons rendre hommage à nos policiers nationaux et municipaux, à nos gendarmes, à nos sapeurs-pompiers et à nos services de secours. Ils ont tenu face à une violence inouïe.

Et je n’oublie pas les commerçants et les artisans dont le travail a été saccagé.

Des gens qui travaillent jour et nuit et qui ont vu le fruit du travail d’une vie partir en fumée à cause d’une minorité agissante, de casseurs et de prédateurs opportunistes qui ont confisqué la parole des manifestants. Les aides promises devront leur parvenir rapidement et concrètement.

Mais il faut aussi regarder la réalité en face : samedi, des centaines de milliers de Français ont manifesté pacifiquement. En deux jours à peine, les exactions de tous types ont effacé de notre mémoire collective et des médias les revendications légitimes portées par certains manifestants. Ce droit est pourtant fondamental dans notre démocratie. Le Président de la République et le Gouvernement doivent tirer les conséquences politiques de cette mobilisation.

Les maires sont prêts, comme toujours, de manière pragmatique, à travailler avec l’État pour protéger leurs communes, leurs habitants et, en particulier, nos plus jeunes. Mais nous serons des partenaires, pas des supplétifs. Si l’on veut que les maires assurent la sécurité et soient le relais des aspirations, il faut leur en donner les moyens.

À six mois de l’élection présidentielle, nous le rappelons : le débat démocratique se mène dans les réunions publiques, dans les médias et dans les urnes. Jamais à coups de pillages, de violences urbaines et d’émeutes. Nous appelons chaque responsable politique, chaque syndicat et chaque organisation à condamner ces violences sans ambiguïté, sans « mais », sans chercher à les excuser.

Aujourd’hui, partout en France, les maires se tiennent devant leur mairie pour défendre nos institutions et nos libertés.

Notre priorité est claire : rétablir l’ordre. Car sans ordre et autorité, il n’y a pas de liberté, il n’y a pas de société.

Vive Aulnay-sous-Bois, vive la République et vive la France !"

discours rassemblement 19 octobre 2026
discours rassemblement 19 octobre 2026
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